L’IA et environnement
🌱 La délégation #ProspectiveSénat s'est penchée sur le rôle de l’IA dans l’action publique en matière environnementale (Jean-Baptiste Blanc/ Nadège HAVET / Christine Lavarde).
Grâce à l’IA, l’actualisation de la cartographie de l’occupation des sols est allée trois fois plus vite pour trois fois moins cher (IGN). Sans ignorer la question centrale de l’empreinte environnementale de l’IA, ce rapport fournit un état des lieux des contributions possibles de l’IA à l’action publique en matière environnementale. Les potentiels usages de l’IA en matière d’environnement sont nombreux : lutte contre les îlots de chaleur dans l’aménagement urbain, suivi du recul du trait de côte, réduction de la pollution en ville, amélioration du tri des déchets, aide au déploiement des sources d’énergie renouvelable, etc.
⚙️ Pour ces usages, l’IA présente un triple intérêt, en permettant :
➡️ une meilleure connaissance de l’environnement pour éclairer la prise de décision (avec, par exemple, la possibilité d’établir des cartes de biodiversité ou l’identification de la micro-faune des océans) ;
➡️ une amélioration de la capacité de simulation et de prévision, pour anticiper et s’adapter aux enjeux, qu’il s’agisse de la prévention des inondations, de la modélisation des évolutions météorologiques, climatiques et des évènements extrêmes, ou encore du suivi du risque sismique ou d’incendie, notamment à l’aide de jumeaux numériques ;
➡️ un renforcement des processus de décarbonation et d’optimisation énergétique dans des secteurs variés comme l’agriculture, la pêche, l’énergie, l’économie circulaire ou encore les transports.
♻️ Parallèlement, la promotion d’une IA frugale doit permettre de concilier innovation et durabilité dans le cadre d’usages numériques plus responsables. C’est le sens de l’action publique menée aux niveaux français et européen.
📈 Si les opérateurs publics ont bien pris en compte l’intérêt stratégique de l’IA comme technologie de rupture et de progrès, les réalisations mises en œuvre et les projets avancés sont encore, pour la plupart, en phase très exploratoire.
📑 Le rapport identifie quatre séries de conditions qui doivent être réunies pour assurer la réussite de l’IA au service de l’environnement :
➡️ le renforcement de l’« exploitabilité » des données par un travail sur leur structuration et leur référencement ;
➡️ l’amélioration de la gouvernance, de la coordination et des mutualisations ;
➡️ la bonne orientation des dispositifs de recherche, en intégrant l’IA aux analyses prospectives sur les évolutions du climat et de l’environnement ;
➡️ la mise en place d’un modèle économique adapté, notamment pour les opérateurs publics.
🔗 Voir le rapport : https://lnkd.in/g8mKSJQr
Ecolab ADEME Inria BRGM Gilles Babinet IGN (Institut national de l'information géographique et forestière) Sébastien Soriano Cerema, Ifremer, Météo-France