On est le 16 octobre.
L’AG 2024 du #Synabio a démarré.
La table ronde se termine.
Corrine Lepage est invitée d'honneur, on lui tend le micro.
Elle parle de son combat, l’environnement qui détruit la santé.
Partout, chez les agriculteurs, les riverains, tout le monde... le #cancer est devenu la 1ère cause de décès en Fr.
Pour elle, la solution est claire, la #Bio est un repère de santé.
Et son meilleur prescripteur, “le médecin“.
On l’applaudit – respect, et adhésion aussi.
𝗣𝗲𝘂𝗿 𝗼𝘂 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 ? 𝘁𝗵𝗮𝘁 𝗶𝘀 𝘁𝗵𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻
Le débat avant avait été un classique – faire peur ou envie ?
C’est l’envie qui l’emporte souvent.
Suivie d’idées de stimulation comme "expliquer"... “« ils » verront comme c’est bien“
Mais une question n’est jamais posée : pourquoi la demande de Bio change-t-elle alors que rien ne change dans son offre ?
Flashback : >2020, hausse ; 2020 covid hausse ; 2022 2023 crash ; 2024, hausse (+5,9 % CAM M9) en circuit Bio et en moindre baisse en GMS.
La réponse est simple, l’offre de la “marque Bio“ est évaluée dans un ratio “qualité-prix“ relatif à sa concurrence.
Et, depuis 2024, ce ratio est favorable : prix ; scandales latents, cf. glyphosate ; pression de la GMS qui favoriserait un flux positif vers le réseau Bio.
𝗘́𝗴𝗼-𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲
Les analyses depuis 2020 (Kantar Obsoco Circana) pointent 3 dimensions qui construisent la demande de Bio : responsabilité, goût et santé.
>La #responsabilité
Entre 2020 et 2023, la part que les consommateurs s’accordent pour avoir une action sur l’environnement chute de 10 points – pour se reporter sur le Gouvt et la distribution.
C’est un renoncement dont une étude de Merle, Piotrowski (2020) avait révélé les stratégies pour expliquer une distorsion entre attitude (sauver la planète) et comportement (pas à mon niveau)
>Le plaisir
C’est un combat vieux comme la Bio – une aversion génétique à la séduction, à au plaisir de consommer.
Il était gagné, ou presque : la démonstration avait été faite que transposer les codes du plaisir à la Bio était le coup gagnant, un plaisir permis : en entretien, cosmétiques, sauces, au rayon frais etc.
Mais la mode du local concurrence la Bio :"En fait, le local... propre suffit“, Obsoco 2022. Danger.
>La #santé
C’est la 1ère attente depuis 5 ans et ce que préconise C. Lepage dont l'allusion au médecin comme “meilleur relais“ est une réalité profonde dans une Fr. aux repères de confiance dissous par les emblèmes mêmes de sa moralité.
𝗘𝘁 𝗱𝗼𝗻𝗰, 𝗽𝗲𝘂𝗿 𝗼𝘂 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 ?
Ce n’est pas en soi le problème.
Tant que la “marque“ Bio verrouille la demande de fond : la santé, l’entretenir, la protéger.
La stratégie de marque est claire.
Le leader est toujours celui qui s’approprie l’attente de fond du marché – et il se bat pour y rester.
Une promesse absolue dans un monde relatif.
Après, si ce noyau est solide, les circonstances fixent le propos - peur, envie -le plus efficace.
Sources #Kantar #Obsoco #Circana #LSA #BioLinéaires
technicien
4 moisLe consommateur a bien évidemment sa part de responsabilité de ne pas se laisser abuser par les lobbies financiers et industriels qui façonnent les politiques.: C'est dingue de toujours voir le même discours... Toujours le consommateurs.. Vous pensez que nous avons le choix ..ces industriels fabrique des produits avec l'aide de consultant en bricolages puis nos mettent ça en vente..si on achète pas on entends que le PIB baisse donc arrêtons de culpabilisé l'utilisateur