Les freins de la mise en place de soins palliatifs en EHPAD, sont liés à l'organisation des EHPAD et du système de santé de lui même : - absence d'une réelle permanence médicale: le médecin coordonnateur n'étant souvent présent qu'à temps partiel et les médecins libéraux sont "de passage" créant une prise en soin médicale en pointillée - absence d'une IDE la nuit empêchant la mise en place de soins IDE Pour moi des solutions existent déjà : -mise en place des IDE PAERPA qui peuvent ainsi réaliser des soins infirmiers la nuit dans les EHPAD ( gestion PSE s/c de morphine /midazolam) et éviter des souffrances et/ou hospitalisations inutiles et délétères - des postes IPA qui viennent en soutien aux médecins traitants et MedCo mais aussi auprès des équipes infirmières. Cela permet la continuité des soins et la réévaluation des traitements en fonction des signes d'inconfort constatés. #ipa #geriatrie #infirmier https://lnkd.in/eQyHQrgQ
Si on pouvait passer du temps avec les patients sans être totalement submergés par le boulot, le téléphone, …, on pourrait parler de bientraitance et ils ne serait plus question d’euthanasie mais bien de soins palliatifs dignes de ce nom
Bonjour Je pense que la qualité de l’accompagnement de fin de vie est très dépendant d’un EHPAD à l’autre. Mais effectivement des conditions sont nécessaires et indispensables. Avoir un médecin coordonnateur ayant une compétence en ce domaine, si le médecin traitant existe et accompagné le résident cela devient un atout indéniable. De plus sans IDE de nuit il doit être possible de recourir à une HAD pour des soins spécifiques nocturnes (certes des gestes techniques mais aussi de savoir écouter et tenir la main …). De plus l’APHP a développé une JAD palliative remarquable (PALLIDOM). Donc oui beaucoup d’énergie et de conditions … mais la qualité peut exister en EHPAD en terme d’accompagnement qualitatif de fin de vie. Si l’on sait soi même être entourant et formateur.
Seulement 12% des Ehpad auraient un infirmier 24h/24h, 7 jours/7 ..., condition sine qua non pour accompagner respectueusement la fin de vie.
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10 moishttps://www.parlons-fin-de-vie.fr/wp-content/uploads/2023/03/atlas-2023.pdf