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Chaque matin à 7h00 ☕ un article open source extrait du guide des villes vivantes

À propos

« Cities have the capability of providing something for everybody, only because, and only when, they are created by everybody. » — Jane Jacobs Comme Jane Jacobs, notre conviction est la suivante : pour que les villes et les villages ne laissent personne de côté, alors il faut qu'ils puissent être imaginés et fabriqués par tous, c'est-à-dire par chacun d'entre nous. Qui écrit le guide des villes vivantes ? Ce guide est édité par Villes Vivantes, une startup d'urbanisme qui s'est donné pour mission de replacer les habitants au cœur de la fabrique des villes, des villages, des territoires, et qui a donc décidé de partager son savoir-faire au plus grand nombre. Sous la direction de Thomas Hanss, son rédacteur en chef, il rassemble et partage, en open source, les connaissances expertes et les points de vue que les équipes de Villes Vivantes, et leurs partenaires ont développés au cours des 10 dernières années en accompagnant, partout sur le territoire français plus de 8 000 particuliers porteurs de projets et plus de 150 collectivités territoriales. Un guide des villes vivantes : pour quoi faire ? Augmenter notre pouvoir d'imagination et de réalisation : voilà les deux ambitions qui sous-tendent le guide des villes vivantes. Nous pensons qu'il est possible de construire, collectivement, à partir des contributions du plus grand nombre, des villes vivantes, belles, abordables, fraîches, accueillantes, agréables à vivre, soutenables. Nous aurons tous besoin, pour cela, d'une imagination humble, fertile et sincère, nourrie d'éléments tangibles, réels et informés. Vous trouverez dans ce recueil, un ensemble d'idées, de connaissances et de savoir-faire issus de l'expérience de professionnels passionnés par l'habitat, les villes, les villages, et engagés au quotidien dans leur adaptation, dans leur transformation. Notre objectif ? Vous donner l'envie et décupler vos moyens d'agir.

Site web
https://vv.guide/
Secteur
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Taille de l’entreprise
11-50 employés
Siège social
Paris, Île-de-France
Fondée en
2023

Nouvelles

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    Co-founder & CEO Villes Vivantes, Urbanist, PhD in architecture

    Urbanisme organique : #sobriété ici, gaspillage là-bas ? (3/n) De plus en plus, la résistance à la #densification prend la forme d'une politique de #sobriété. Interviewé hier matin par Le Point, le maire de St-Aubin-de-Médoc et élu de Bordeaux Métropole, déclare ainsi : 1️⃣ qu’il n’est "pas question de changer la physionomie d'un quartier pour qu'un individu gagne 100.000€ en vendant une partie de son terrain", 2️⃣ que lui et son équipe sont "attentifs à l'artificialisation des sols". Sous-entendu : 100.000€ c’est #trop, et on artificialise #trop. Le maire fait donc acte de sobriété, et n’hésite pas à nous parler du changement climatique pour justifier ses choix. Or, comme je vous l’exposais en début de semaine, l'économiste des transports florent laroche nous démontre, dans son ouvrage ("La face cachée de la sobriété") qu’en faisant acte de sobriété, nous réalisons le plus souvent des économies qui augmentent, finalement, notre pouvoir d’achat. C'est-à-dire une nouvelle consommation. Il prend une multitude d’exemples convaincants (le co-voiturage, les recycleries, les habits de seconde main…) et nous sommes forcés d’admettre, avec lui, que dans une société riche - dans laquelle tout un chacun n’a pas prévu d’entrer dans les ordres, ou de faire don de la moitié de ses revenus à des associations - les économies réalisées grâce à la sobriété sont systématiquement dépensées dans d’autres consommations. Mais lesquelles ? Dans le cas de la politique anti-densification douce généralisée dans la métropole bordelaise, les choses sont assez claires. Reprenons les déclarations du maire de St-Aubin : 1️⃣ Si ce n’est pas un propriétaire qui vendra son terrain de 500m2 à 100.000€ (à quelques minutes de la nouvelle ligne bus express tout juste inaugurée cet été) c’est un autre propriétaire qui vendra sa parcelle de 800m2 à 50.000€ quelques km plus loin, dans le Médoc. 2️⃣ Et cette économie sur le foncier permettra à celui qui y fera construire sa maison d'augmenter sa surface d'habitation ! En somme, en faisant acte de sobriété chez eux, le maire de St-Aubin et les élus de Bordeaux Métropole renvoient, plus loin, une artificialisation des sols plus importantes... Reprenons le schéma logique de Florent Laroche. A - Si l’économie de la sobriété est consciente, valorisée (elle donne même accès à une reconnaissance sociale), la ré-allocation de cette économie dans un nouvel achat demeure largement inconsciente, ou omise. B - Si ce nouvel acte de consommation est moins impactant que le premier, alors la sobriété est vertueuse ; si c’est l’inverse, alors, quand nous croyons faire le bien, nous empirons les choses, comme on le voit ici. Ce que la sagesse populaire a gardé sous ce vieil adage : "l’enfer est pavé de bonnes intentions". Pouvons-nous sortir de cette impasse logique ? Il se trouve que l’immobilier et l’urbanisme ont un antidote "naturel" à ce paradoxe, qui se nomme l’#emplacement. Je vous en parle plus en détail demain !

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    Cofounder & CTO Villes Vivantes, Landscape architect & Urbanist

    Cours intérieures : une technique traditionnelle de climatisation passive des villes… qui révèle les limites de nos modèles de simulation du climat urbain (2/3) Hier, nous avons passé en revue les enseignements clés des travaux de recherche de Galán-Marín et al. sur les #cours_intérieures de Séville et Cordoue et leur capacité de régulation du microclimat urbain pendant les périodes de fortes chaleurs. Leurs travaux explorent également un point crucial : les capacités de nos outils actuels à modéliser les propriétés de nos villes. Les chercheurs ont comparé les enseignements des mesures en situation réelle avec les résultats des #modèles_numériques. Les résultats de leur travaux révèlent les limites des modèles que nous utilisons pour prédire les performances thermodynamiques des formes urbaines. Ils aboutissent à la conclusion que les mesures in situ restent pour l’instant notre meilleur atout pour comprendre les effets de l’organisation spatiale sur le #microclimat_urbain et identifient trois points d’achoppement clés expliquant les écarts entre prédictions des modèles et réalité des effets des cours intérieures : 1/ Les cours intérieures, surtout les plus profondes, créent des microclimats très localisés avec des conditions spécifiques (ventilation faible, stockage de chaleur) que les modèles numériques ne parviennent pas à modéliser. Par exemple, dans les cours profondes, la simulation surestime la température intérieure de jour (écart max. de 6°C), car elle n’intègre pas l’effet tampon de l’air frais piégé en fond de cour. 2/ L’impact de la géométrie des cours sur l’effet nocturne est également mal pris en compte par les modèles : les mesures montrent que certaines cours surchauffent la nuit, car la chaleur accumulée ne s’évacue pas facilement (faible convection et rayonnement nocturne limité). Les simulations sous-estiment cet effet, prédisant un refroidissement plus rapide qu’en réalité car elles ne recréent pas avec précision l’ensemble des conditions des cours (murs hauts, faible circulation d’air). 3/ L’échelle du microclimat urbain est très fine. Les modèles numériques divisent l’espace en un maillage trop grossier pour rendre compte des effets des configurations du bâti où l'effet microclimatique d’une cour de 5 à 15m2 peut-être décisive. En lissant les résultats sur la base d’une maille d’analyse trop grossière, nos modèles numériques faussent les résultats. Les mesures de terrain révèlent donc des phénomènes que les modèles simplifient ou ignorent. Le recours aux modèles numériques pour éclairer la prise de décision en matière d’urbanisme nécessite donc de développer des procédures complémentaires, notamment leur calibrage avec des données locales de terrain, sur une maille plus fine, pour refléter la réalité des microclimats de nos villes. Pour lire la version complète, et accéder aux sources scientifiques, c’est par ici : https://lnkd.in/ejBzpcJA

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    Co-founder & CEO Villes Vivantes, Urbanist, PhD in architecture

    Urbanisme organique : la faible efficacité de la #sobriété de courte vue (2/n) #Stopper l’étalement urbain résidentiel, c’est possible, si nous coopérons avec les milliers de propriétaires de terrains situés en zone déjà urbanisée... ce qui est, nous l’avons découvert, en réalité aux antipodes de la recherche d'un "changement de comportement" massif pour plus de sobriété foncière. C'est pour réaliser ce projet - réussir, vraiment, à « faire la ville sur la ville » - que nous avons créé Villes Vivantes il y a 12 ans : un nouvel opérateur urbain qui s'est mis en tête d'accélérer de façon radicale la #baisse des #consommations foncières induites par nos réponses à nos besoins d'habitat. Villes Vivantes est-elle une entreprise de sobriété ? Dans le fond, bien sûr. Mais pas dans la forme. Dans la pratique, nous n’employons jamais le terme de "sobriété" ni avec élus, ni avec les acteurs, ni avec les habitants. On devine aisément pourquoi (faire la morale est rarement aidant…). Mais pour mieux le comprendre, je vous propose un détour par l’ouvrage "La face cachée de la sobriété" que florent laroche, chercheur en économie des transports, vient de publier. L’une des idées qu’il y développe repose sur ce qu’Henry David Thoreau appelle l’#appétit : principalement pour la nourriture, dans les sociétés pauvres, puis pour tout un catalogue de biens de consommation dans les sociétés plus riches, dans lesquelles règne l’abondance. Des biens et des services qui, à mesure que notre pouvoir d’achat progresse, deviennent de plus en plus raffinés, éventuellement superflus. Mais pour lesquels notre faim n’en demande pas moins d’être assouvie. Florent Laroche nous invite à comprendre comment la "sobriété" s’avère "vorace" à partir de cette observation toute simple : - lorsque nous faisons acte de #sobriété, - nous réalisons le plus souvent une #économie, - et cette économie, à moins d’être détruite – ce qui n’arrive jamais – nous permet d’augmenter d'autres #consommations que nous réaliserons ailleurs. La sobriété, parce qu’elle est économe, alimente donc notre consommation. Elle la déplace d’un point A à un point B. L’approche que nous avons développée chez Villes Vivantes, avec un certain nombre de collectivités et partenaires, ne consiste pas à #convaincre les municipalités de devenir plus sobres en foncier (c’est-à-dire à construire plus "dense" et plutôt en #densification). Elle ne consiste pas non plus à #convaincre les habitants de "changer de comportement" en les enjoignant (par des arguments ou une pression morale) à se contenter de moins de foncier. Notre approche consiste à tenter de rendre #obsolète l’étalement urbain : c’est-à-dire à faire en sorte que notre appétit > ne soit pas #plus #contraint par la #sobriété foncière (il irait, dans ce cas, faire acte de voracité ailleurs), > mais soit #mieux #comblé, grâce à notre #art de la densification douce, par des fonciers plus petits et mieux situés. Je vous en dis plus demain !

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    Gironde : l’effet rebond engendré par la politique du « moins c’est mieux » Le tour de vis donné contre la constructibilité en cœur de Bordeaux Métropole, pour des motifs largement affichés comme écologiques, conduit en réalité à un effet rebond supplémentaire, social et environnemental, en déplaçant actifs et familles dans des périphéries très éloignées (« territoires de report »), en augmentant l’artificialisation des sols (plus on construit loin, moins on construit dense) mais également le poids des mobilités subies, ainsi que leur impact négatif sur les émissions carbone et le budget des ménages. C’est ce que démontre le rapport publié par l’Agence d’Urbanisme de Bordeaux Aquitaine en décembre 2023, dans lequel on peut lire les affirmations suivantes : « Il n’y a pas eu de départ massif des grandes métropoles » ; « La production actuelle de logements est insuffisante pour répondre à l’attrait continu de la Gironde, tandis que la réduction future de la construction pourrait avoir des conséquences néfastes, notamment le vieillissement de la population et des problèmes résidentiels. » « La construction de logements dans les territoires centraux ralentit depuis 2018, tandis que les autorisations de construire augmentent dans les zones plus éloignées de l’agglomération bordelaise. » En fournissant ces données tangibles et claires, l’AURBA nous invite d’une part à élargir notre échelle de réflexion sur les nécessaires considérations environnementales qui président, notamment, à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, et d’autre part à ne pas nous voiler la face sur les conséquences humaines et économiques de la montée, silencieuse mais constante, des freins règlementaires qui s’opposent à l’accueil des ménages dans les secteurs déjà artificialisés, équipés et bien desservis. La suite ici, dans le guide des villes vivantes, Bonne lecture ☕ https://lnkd.in/eYBFhRWb

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    Cofounder & CTO Villes Vivantes, Landscape architect & Urbanist

    Cours intérieures : une technique traditionnelle de climatisation passive des villes… qui révèle les limites de nos modèles de simulation du climat urbain (1/3) Je vous propose de revenir en trois post sur les résultats d'un travail de recherche mené à Séville et Cordoue, qui nous apporte des éclairages précieux sur les leviers d'adaptation de nos villes au #réchauffement_climatique. Ces travaux nous décrivent avec finesse le microclimat des cours intérieures pendant les périodes de fortes chaleurs (1/3), nous permettent d'évaluer l'écart entre nos modèles numériques et la réalité des #microclimats_urbains (2/3) et enfin nous invitent a ne pas tomber dans l'écueil des solutions simplistes pour adapter nos villes au réchauffement climatique (3/3). Selon les météorologues, l’impact du réchauffement climatique se traduira, à l’horizon 2100, par une augmentation significative des périodes de canicule. La #végétalisation est une piste d’action, mise en avant de façon universelle, pour permettre à nos villes de s’adapter et rester vivables en été. Pourtant l’observation des villes historiques, fondées dans les zones régulièrement soumises aux conditions climatiques que nos villes connaissent pendant les périodes de canicule, interroge. Celles du bassin méditerranéen par exemple sont très #densément_bâties, minérales et laissent peu de place aux arbres. Une étude conduite en 2021 à Séville et Cordoue nous apporte un éclairage pour comprendre la pertinence de ces choix historiques. En explorant les propriétés des cours intérieures, elle nous livre une analyse fine du rôle du #bâti pour la régulation du microclimat urbain. Les chiffres issus de cette recherche sur les propriétés microclimatiques des cours intérieures sont édifiants : * A Séville 77 % des parcelles bâties du centre historique possèdent une cour intérieure, avec une surface moyenne de 16 %. A Cordoue le chiffre monte à 82 % des parcelles parcelles bâties du centre historique possédant une cour intérieure, avec une surface moyenne de 19 %. * Les cours les plus représentatives ont une surface de 5 à 15 m² et un rapport hauteur/largeur (AR) moyen de 3,7 à Séville et 3,1 à Cordoue. * En été, sous des températures dépassant 40°C, les six cours intérieures étudiées sont de véritables oasis urbaines avec des réduction du pic de chaleur de 6,8 à 14,8°C (atténuation moyenne de 7 à 10°C). * Les cours profondes (AR > 3), excellent par leur efficacité à réguler la température : elles stockent l’air frais nocturne et le libèrent pendant la journée. * L’ajout de toiles d’ombrage (filtrant 60-70 % des UV) porte la réduction moyenne du pic de chaleur autour de 12-13°C et limite l’oscillation thermique. Les cours ne sont pas qu’un héritage esthétique, elles sont des réponses traditionnelles à l’enjeu de #climatisation_passive des villes. Pour lire la version complète, et accéder aux sources scientifiques, c’est par ici : https://lnkd.in/ejBzpcJA

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    Co-founder & CEO Villes Vivantes, Urbanist, PhD in architecture

    Urbanisme organique : le piège de la #sobriété simple (1/n) Plus le temps passe, plus nous nous rendons compte que dès que l'humain s'en mêle, les choses ne sont pas si simples... c'est la raison pour laquelle je me permets aujourd'hui de prendre la parole sur ce sujet délicat de la "sobriété". Les ingénieurs - certains ingénieurs, bien entendu - se font une idée trop simple de la société humaine et de son fonctionnement : on les reconnaît en ce que généralement, le "paramètre humain" arrive tout à la fin de leur équation... et vient tout gâcher ! Comme en Allemagne, ou une décennie d'investissement dans la rénovation énergétique des bâtiments (340 Mds€) n'aura finalement pas fait baisser les consommations de chauffage. L'approche est trop simple et ignore, ou sous-estime drastiquement, les "effets rebonds", c'est-à-dire le fait que les humains profitent de cette #économie pour #augmenter leur confort, ou d'autres consommations. Tout simplement parce qu'elle sous-estime, à la base, la #complexité - c.a.d. le caractère #organique - du fonctionnement de nos sociétés. Au moment de passer de la théorie à la pratique, et dans une optique de passage à l'#échelle de nos politiques, n'est-il est tentant, en effet : a - de traduire le #concept théorique intéressant de la "#réduction de la #demande" (qui vient compléter les gains d'efficacité dus aux progrès techniques), b - en une #injonction #morale à la "sobriété" : un comportement magique qui aurait le pouvoir de qualifier certaines actions en "bonnes actions" indistinctement de la situation, de l'heure, du lieu... ? Si c'est bien le propre de la morale de ne pas dépendre des circonstances, c'est bien également le propre des actions simplistes, conduites quelles que soient les circonstances que d'engendrer, dans les environnements complexes, des effets contre productifs... En urbanisme, le raccourci moral ne fonctionne pas. Il n'a pas fonctionné dans les années 1930 avec l'urbanisme fonctionnaliste de 1ère génération. Et il ne fonctionnera pas plus, aujourd'hui, avec l'urbanisme fonctionnaliste de 2de génération dans lequel nous sautons à pieds joints si nous faisons de la sobriété l'alpha et l'omega de la pensée urbaine. Remettre en cause cette injonction à la sobriété prendra du temps. Et pourtant, elle a tellement d'effets contre-productifs (comme, par exemple, la faible disponibilités des droits à bâtir en densification qui crée les conditions de la spéculation foncière) que nous n'y couperons pas. Il se trouve qu'en ce mois de janvier 2025, est paru un livre lumineux sur le sujet, écrit par florent laroche, ingénieur chercheur en économie des transports à Lyon. "Et si la sobriété n’était pas si vertueuse ?" interroge-t-il. Et si "chacune de nos actions menées pour modérer nos consommations ne faisait qu’accroître notre capacité à consommer... " ? Un livre profond et passionnant dont je vous parlerai demain !

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    Non, il n’existe pas de taille minimale de terrain pour avoir le droit de construire sa maison Au terme des trois premières réunions de l’initiative vv.love, le bilan est positif au-delà de nos espérances ! Ceci grâce à la participation des habitants qui ont témoigné de leurs aspirations, des professionnels, des élus qui se sont prêtés à des échanges très directs, à la presse, qui s’est fait l’écho de l’initiative, et grâce aux éclairages puissants et documentés de Sébastien BOIME, Urbaniste, de Me Olivier CHAMBORD, avocat, et enfin grâce à l’engagement de l’équipe de Villes Vivantes. Pour autant, les réflexions des habitants comme les propos des élus confirment l’existence, en parallèle d’un règlement d’urbanisme formalisé, démocratiquement délibéré, de « règles en plus » communales, difficiles à cerner et qui ne facilitent pas la clarté : elles conduisent certains porteurs de projets à renoncer. A entendre certains témoignages, la frontière semble parfois ténue entre négociation et intimidation à des fins d’empêchement des projets : établir des relations constructives avec les élus et les services est loin d’être facile pour les particuliers comme pour les professionnels. Il y a là une voie de progrès considérable pour déverrouiller l’accès au cœur de la métropole bordelaise pour tous ceux qui en ont le besoin. Nous avons à ce stade enregistré un consensus, au moins dans les formes, sur le point suivant : la notion de minimum parcellaire pour s’opposer à un projet n’a pas lieu d’être, en aucun cas. La suite ici, dans le guide des villes vivantes, Bonne lecture ☕ https://lnkd.in/gbGRfCCt

    Recourir au minimum parcellaire pour s'opposer à un projet n'a pas lieu d'être

    Recourir au minimum parcellaire pour s'opposer à un projet n'a pas lieu d'être

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    Chers lecteurs, voici les articles publiés cette semaine : 📕 Autorisations d’urbanisme : les maires sous pression   https://lnkd.in/e8DksBGJ 📕 La morale et l’urbanisme, ou le retour des années 1930 ? https://lnkd.in/ez2VvrjB 📕 Crise du logement : quelle société sommes-nous en train de (ne pas) construire ? https://lnkd.in/ewnAdXnz 📕 Royaume Uni : le nouveau plan de création de 12 villes nouvelles est-il le symptôme d’un échec face au NIMBY ? https://lnkd.in/enVMUuyu 📕 L’urbanisme organique : pourquoi l’idée d’une maîtrise totale de la ville est dangereuse ? https://lnkd.in/eikxkG7x 📕 Rafraîchissement des villes : pourquoi avons-nous sous-estimé l’impact de la forme urbaine ? https://lnkd.in/e_Nz3RGG Bonne lecture ☕ Très bon week-end !

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    Co-founder & CEO Villes Vivantes, Urbanist, PhD in architecture

    Eloge du vivant - c'est-à-dire de l'imprévu ⚡️- en urbanisme. Ce qu'on découvre, dans la pratique, c'est que l'#urbanisme_organique consiste en fait à "piloter un #flux de projets imprévus, mais attendus". 1️⃣ #Imprévus, car ce sont majoritairement des projets d'#initiative habitante, ou d'acteurs privés. Par définition, ceux-ci connaissent non seulement très bien leurs besoins, mais aussi les moyens dont ils disposent et, forcément, la date de démarrage de ces projets ! 2️⃣ #Attendus, car même si on ne sait pas qui va porter un projet, ni quand, ni ce qui compose ce projet, on sait - pour l'avoir préparé, étudié, observé, anticipé - que certaines familles de projets ont des chances de naître et d'éclore dans tels et tels lieux, tels et tels moments, pour produire tels et tels effets. C'est la raison pour laquelle la collectivité peut planifier une certaine occupation du sol, se doter d'#infrastructures, d'équipements et services, ainsi que d'une fiscalité adéquate pour être prête : ✅ à #accueillir ces projets avec bienveillance, ✅ à les accompagner (via une opération BIMBY-BUNTI notamment) pour faire effet de #levier et s'en servir pour réaliser ses propres objectifs. Voici, pour l'illustrer, les 10 #demandes que nous avons reçues dans la seule journée d'hier, dans les boites mails des opérations de #densification_douce que Villes Vivantes pilote un peu partout en France : - ⚡️ 7h22 : "Nous souhaitons #réhabiliter le presbytère du 15e siècle et la crèche contiguë en respectant le plus possible l'esthétique du bien, mais en utilisant des techniques contemporaines ou relatives au respect de l'environnement (panneaux photovoltaïques, géothermie et phyto-épuration)" ⚡️ 8h09 : "Ma mère a une parcelle en #OAP. On cherche à la vendre, comment on peut faire ?" ⚡️ 9h12 : "Actuellement locataire, je souhaite acheter la maison et créer un #agrandissement de plain pied avec une chambre et SdB" ⚡️ 11h37 : "Ma compagne et moi-même venons d'acheter une maison qui nécessite une rénovation énergétique complète (DPE F), nous voulons #abattre certaines cloisons " ⚡️ 12h02 : "Je souhaite construire un petit #locatif dans le fond de notre jardin" ⚡️ 13h53 : "Je suis propriétaire d’un petit immeuble et j'aimerais voir si il sera possible de construire quelques #appartements dans le jardin" ⚡️ 14h20 : "#Diviser le terrain ou pas. En deux ou en trois, avec le bout de terrain du voisin qui est ok. Et un accès dédié grâce à lui ? En faisant 2 parcelles séparées ou une seule ?" ⚡️ 15h08 : "J'ai un terrain de 2700m2 que je voudrais le #diviser" ⚡️ 17h42 : "Je suis propriétaire de la moitié d'une copro de 3 biens ; je souhaite sortir le terrain que j'ai en jouissance de la copro pour pouvoir #démolir ce qu'il y a dessus et #construire une vraie maison pour la vendre." ⚡️ 21h08 : "J’ai une maison sur 1000m2, je peux en #détacher 430m2" Qu'en dites-vous ? Pensez-vous que la journée d'aujourd'hui ressemblera à celle d'hier ?

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    Quels outils et quel projet pour la Côte Ouest ? D’après un sondage lancé par Sud Ouest en partenariat avec l’IFOP sur la situation du logement au Pays basque, le logement « vient en troisième place des préoccupations des habitants, juste après le pouvoir d’achat et le dérèglement climatique. Bien avant l’offre de soin de santé et l’insécurité… ». Or, le logement est sans doute le levier le plus puissant — mais aussi l’un de ceux vis-à-vis duquel nous nous sentons les plus démunis — dont disposent les habitants comme les collectivités pour améliorer, justement, le pouvoir d’achat comme l’impact de nos modes de vie sur l’environnement. Habiter plus proche de son emploi, des équipements, des services, des commerces, c’est pouvoir se déplacer à pied ou en vélo, diminuer sa facture énergétique, mais également une part significative de son empreinte carbone… Ainsi, d’après le sondage : 71% des personnes interrogées considèrent qu’il n’y a pas assez de logements disponibles au Pays Basque et 60% des gens sont favorables à un encadrement du marché par la loi ou la fiscalité. La pression intense qui s’exerce sur l’ensemble du littoral et rétro-littoral français, en particulier sur la face Ouest du Pays, de Saint-Malo à Saint-Jean-de-Luz, exigera sans doute le développement d’une double approche : 1/ Réguler, contraindre, encadrer, taxer, légiférer d’une part, notamment les locations touristiques de courte durée ; 2/ Développer, créer, retrouver une voie d’abondance en renouvellement urbain d’autre part, pour permettre aux français qui le souhaitent de se regrouper ! La suite ici dans le guide des villes vivantes, Bonne lecture et surtout bon visionnage ☕ https://lnkd.in/eAEvMeir

    Quels outils et quel projet pour "la Côte Ouest" ?

    Quels outils et quel projet pour "la Côte Ouest" ?

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