Dernier album
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- 22 NOV. 2024
- 6 morceaux
- The Definitive Collection · 2002
- All the Best! · 1982
- For Once in My Life · 1968
- Sing ¡Ven y Canta! (Soundtrack Oficial De Sing: Ven Y Canta Edicion De Lujo) · 2016
- Talking Book · 1972
- My Life: The Greatest Hits · 1993
- My Cherie Amour · 1969
- Talking Book · 1972
- My Cherie Amour · 1969
- The Woman in Red (Original Motion Picture Soundtrack) · 1984
Albums indispensables
- En 1974, Stevie Wonder était peut-être la pop star la plus adulée au monde, mais il envisageait surtout de quitter définitivement l’industrie de la musique. Lorsque Songs in the Key of Life est sorti deux ans plus tard, la demande a été si forte qu’il est devenu, à l’époque, l’album qui s’est vendu le plus rapidement de tous les temps. Tout était pardonné, la légende pouvait continuer. Stevie Wonder s’est affirmé comme le seigneur bienveillant d’une vaste galaxie qu’il a lui-même dessinée, un univers doté d’un répertoire remarquable. En près de 90 minutes, Songs in the Key of Life déploie l’étendue de ses mélodies avec une aisance déconcertante, une profondeur personnelle et, souvent, une étrangeté incontestable. À l’époque de la surenchère rock, Stevie Wonder a imaginé l’album de soul le plus sophistiqué et le plus complet jamais réalisé. Citons tout d’abord les singles « Sir Duke » et « I Wish », gorgés de cuivres éclatants, d’accroches redoutables et d’une énergie débordante ; ils ont tous deux constitué la bande-son d’innombrables barbecues et réceptions de mariage depuis des décennies. À l’autre extrémité du spectre, on trouve l’austère réalité de « Village Ghetto Land » et « Pastime Paradise », où Stevie Wonder quitte la scène pour descendre dans la cité et dénoncer l’abandon de l’idéal derrière le mouvement des droits civiques. La fille de Stevie Wonder, Aisha, apparaît ensuite sur l’hymne sucré et réconfortant « Isn't She Lovely ». Alors que Songs in the Key of Life touche à sa fin, Wonder libère la piste de danse pour se lancer dans 15 minutes de gospel-disco somptueux avec « As » et « Another Star ». Mais le moment décisif de l’album pourrait bien venir d’un morceau bonus, sorti à l’origine sur un 45 tours supplémentaire avec l’édition vinyle de l’album. Elle commence dans l’espace lointain avec la curiosité afrofuturiste « Saturn », mais lorsque les derniers accords de synthétiseur retentissent, Stevie Wonder se déplace à des années-lumière et revient s’ancrer sur Terre. Il atterrit sur un terrain de jeu en ville, où l’on peut entendre le son d’enfants Noirs sautant à la corde. Sur les plans sonore, culturel et émotionnel, Songs in the Key of Life est bien plus qu’une gigantesque collection de morceaux — c’est l’expression d’une vision du monde critique et sensible.
- La déclaration politique la plus audacieuse de la carrière de Wonder à ce jour aborde la toxicomanie, le racisme infrastructurel, les escrocs charismatiques et les chrétiens superficiels. Innervisions parvient également à sonner délirant et funky. Ici, Stevie Wonder joue et produit à peu près tout, et il atteint son Everest musical, même si le ton est plus accusateur que jamais. « Living for the City » est une opérette soul fiévreuse de sept minutes sur le bilan impitoyable de la vie urbaine pour la classe ouvrière Noire de l’après-Black Power. La gravure suave de fin d’album, « He’s Misstra Know-It-All », identifie les types de personnages qui s’attaquent à ces mêmes individus marginalisés, y compris, selon beaucoup, Nixon, qui va bientôt démissionner. Il y a un salut à trouver dans « Higher Ground », qui affirme la croyance de Stevie Wonder en la réincarnation sur fond de clavinet wah-wah et de basse Moog. À la fois un élan vers l’optimisme hippie de la fin des années 60 et une voie vers de nombreux avenirs spirituels possibles, Innervisions consolide l’artiste comme l’esprit le plus inspiré et singulier de la musique populaire américaine des années 1970.
- 1972
- 1987
- 2022
Playlists de l’artiste
- La flamboyance éternelle du maître de la soul et du R&B.
- Soul, funk ou pop : les mots d'amour de Stevie Wonder comptent parmi les plus grands.
- Un cœur immense invite un renouvellement constant d'explorations.
Singles et EP
- 2019
- 2007
Apparaît sur
- Proposition : déclarer le 13 mai jour férié musical.
- Belle surprise que cette collaboration avec Stevie et Gibbs.
- Son succès « Superstition » a rassemblé les gens et les Muppets.
Plus à voir
À propos de : Stevie Wonder
Chanteur passionné, multi-instrumentiste prodigieux et producteur légendaire, Stevie Wonder est une figure véritablement transformatrice de l’histoire de la musique populaire. Apparu comme un enfant star au début des années 1960 grâce à des reprises de Ray Charles, Stevland Hardaway Judkins (né dans le Michigan en 1950) passe dès la fin de la décennie à une soul plus sophistiquée sur le label Motown. Des singles phares comme « For Once in My Life » montrent aux futures idoles des adolescents, tels Justin Timberlake ou Justin Bieber, comment grandir avec grâce et s’affranchir du statut d’éternelle icône juvénile. Alors que la politique du Black Power s’infiltre dans le paysage culturel du début des années 1970, Stevie devient le symbole d’une indignation vertueuse du mouvement en même temps que de son espoir d’un monde plus juste socialement. Sa série impressionnante de classiques — de Talking Book en 1972 à Songs in the Key of Life en 1976 — contribue à légitimer le format LP pour les artistes pop soul/R&B noirs qui, à quelques exceptions près, ont été cantonnés à tort aux singles. Il montre que parler haut et fort et rester humble ne sont pas incompatibles en façonnant sur ces albums un style singulier de funk psychédélique où même les morceaux les plus grinçants, comme « Higher Ground », sont imprégnés d’élévation spirituelle. En écrivant, interprétant et produisant lui-même la plupart de ses morceaux, il établit aussi le modèle d’artiste-auteur adopté par les pionniers du funk comme Prince et les icônes du rap comme Kanye West. Mais même dans cette période expérimentale fructueuse, Stevie continue à produire des slows éternels comme « You Are the Sunshine of My Life » et « Isn’t She Lovely ». À l’orée des années 1980, il se coule dans l’époque avec les glissandos de synthétiseur de « Part-Time Lover » et l’irrésistible sérénade contemporaine pour adultes « I Just Called to Say I Love You ». Bien que sa production ait ralenti après les années 90, il reste une figure omniprésente et imposante de la pop. Ainsi, quand il chante lors de l’investiture de Barack Obama en 2009 ou qu’il joue de l’harmonica en 2015 sur Uptown Special, l’album à succès de Mark Ronson, les apparitions de Stevie Wonder ont la grandeur et la gravité d’une bénédiction papale.
- DE
- Saginaw, MI, United States
- NAISSANCE
- 13 May 1950
- GENRE
- R&B/Soul