Mon avis sur la volonté affichée par l'Etat du Sénégal (ou du moins quelques partisans) de renégocier certains contrats extractifs. Le terme ''REVUE'' ne conviendrait-il pas mieux? Faire appel au non-respect du contenu local depuis 2019 effacerait une certaine frustration si l'on rattrape ce manque à gagner
@Abdourahmane gaye, Environnementaliste, Docteur en gouvernance des industries extractives au Département de Géographie de l'UGB de Saint-Louis du Sénégal, effectue plus bas une bonne analyse de la problématique de la ''renégociation'' des contrats pétroliers en cours au Sénégal ( https://lnkd.in/eD64cYBK) Personnellement le terme ''REVUE'' me semble plus technique et ne remet pas en question les engagements déjà signés. ''RELIRE''' les contrats, même déjà paraphés, permet de faire appel à l'éthique et à la responsabilité sociétale afin de ''RE-AJUSTER'' différentes niches aux retombées socio-économiques réelles attendues de plein droit dans le pays qui possèdent les ressources. Les CEPP sont des contrats cadres quasi uniformes et inattaquables. La revue des contrats entre Petrosen et BP/Woodside doit revoir dans le détail les COUTS PETROLIERS depuis le début de la phase de développement des 2 projets et s'appuyer sur le Code du Contenu Local entré en vigueur en 2019. Une application rigoureuse et pragmatique de la participation d'entreprises sénégalaises aurait à coup sûr permis de les intéresser à hauteur de 10% supplémentaires par rapport à leur apport comme sous traitants de ''seconde zone''. Le taux de contenu local dans les contrats de sous-traitance sur les 2 projets en cours de développement et de pré-démarrage productif s'est situé autour de 8%; l'objectif était de 20%, donc il n'y a pas de débat possible sur l'échec de cette politique qui aujourd'hui donne du mil à moudre au populisme. Entre-temps près de 1 milliard de dollars (500 Milliards de FCFA) ont filé entre les doigts du tissu entrepreneurial sénégalais sur des contrats qui devaient leur revenir. Cette frustration s'installe trop tôt et nuit à l'image du pétrole sénégalais, qui part sur une production de 30 ans à compter de cette année. Chaque partie doit faire des concessions et que l'on puisse arriver à un consensus rapide, clair et honnête qui servira de base saine au lancement de la production de pétrole et de gaz au Sénégal. Assane Ndao Logisticien du pétrole, Transition énergétique www.ctesenegal.com