Et les Shadocks pompaient…

Et les Shadocks pompaient…

En réponse à la baisse des recettes fiscales perçues au titre des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) par les départements, les pouvoirs publics ont trouvé une solution… magistrale : leur donner la possibilité de les augmenter de 0,5 %.

La baisse des DMTO s’explique par la chute des ventes de logements due à la désolvabilisation des ménages qui n’ont plus les moyens d’acheter. Augmenter les DMTO va renchérir leur coût. Plus de taxes c’est encore moins de logements vendus et donc, finalement, encore moins de DMTO.

Quelle entreprise ferait ce choix face à une baisse de ses ventes ? Augmenter ses prix, car ses clients se font plus rares ? On imagine le raisonnement : « Nos produits ne trouvent plus preneur, alourdissons les tarifs pour voir si ça passe mieux. » Même les plus téméraires ou inconscients hésiteraient devant une telle stratégie. Pourtant, chez nos gouvernants, cette logique semble parfaitement acceptable, notamment parce qu’il y a urgence (et disons-le parce qu’il y a une forte pression politique des présidents des conseils départementaux) et que le relèvement annoncé ne serait que temporaire (trois ans).  

Malheureusement, l’histoire nous apprend que les taxes, « parfois justifiées par des urgences temporaires », finissent rarement par disparaître. L’histoire regorge d’exemples. La Contribution sociale généralisée (CSG) ou la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) avaient été présentées comme des mesures exceptionnelles. Elles sont toujours là, des décennies plus tard.

Pourtant, des pistes d’économies existent, notamment dans les collectivités locales. Alors que le rôle des départements est d’assurer des missions essentielles (routes, aides sociales, collèges), ceux-ci dépensent bien au-delà de ce cadre. L’enchevêtrement et la multitude des financements croisés entre les différentes collectivités locales génèrent complexité, dilution des responsabilités, alourdissement des prises de décisions. Il a fallu au Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) un document de dix-sept pages et l’emploi d’une très petite police de caractère pour les recenser ! Mais pourquoi faire des économies quand il est tellement plus simple... de taxer ?

Taxer reste la solution facile. Elle permet de contourner les vrais débats, comme la question cruciale de la rationalisation des dépenses publiques. Pendant ce temps, les ménages, déjà étranglés par les prix de l'immobilier (particulièrement taxé et normé) et le coût de la vie, continueront de payer la facture. Alors que d'autres pays, comme la Chine aujourd’hui et les Etats-Unis demain, baissent leurs taxes pour relancer leurs marchés, nous restons fidèles à notre mantra : « Toujours plus… de taxes ».

Mais peut-être est-ce là notre véritable génie. Dans un monde où l’on valorise l’innovation, nous préférons nous concentrer sur notre inventivité fiscale.

Ces choix fiscaux, s’ils se confirment, ne font que démontrer l’incapacité des décideurs publics à voir l’immobilier comme un moteur de croissance économique, de développement territorial et accessoirement d’épanouissement de nos concitoyens et non comme une rente à taxer.

Pascal Boulanger, président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers de France (FPI)        
Marc VLOEBERGHS

.Photographe et vidéaste en Immobilier

2 sem.

Très informatif!

Il n' y a pas de paradis du tout ! Par le sans pitié pour aucune vie sur la terre, sans aucun comfort, par l' i' amour inconditionnel du péché de devoir mourir ! Il n' y a pas de péché droit, ou de nuage droit, on veut à la fois et vivre et mourir ! On ne peut rien faire du tout, seulement souffrir en martyre !

Bonjour monsieur Pascal BOULANGER, effectivement je suis avec vous, il serait temps de ne l’église au centre du village car moi petit petit petit monsieur vient de créer mon association pour récupérer tous les chevaux qui vont dans les abattoirs pour les sauver et soigner et après les donner dans le centre équestre et pose handicapés pour qui je commence à côté de Bayeux l’association après ce sera sur le Nord dans le sud dans l’Ouest et dans l’Ouest, et après il y en aura encore trois mais doucement…Do

Philippe Delattre

Gerant chez NOTAIREs associés chez Delattre Piprot Bourriez Delhaye Pilarzyck

3 sem.

Très informatif

100% d'accord avec Pascal Boulanger, quand vont-ils se pencher sur le logement, l'immobilier ancien et neuf, il y a déjà une crise dans l'immobilier, celle-ci s'amplifiera dans les prochains mois, les dégâts collatéraux pour les artisans, les vendeurs de matériaux, les commercialisateurs... toute la filière de la construction et immobilière sera impactée, on est parti pour au moins 12 mois de crise sans prendre en compte des soucis internationaux. Incroyable.

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